Avant de publier mon premier roman, Tant que tu seras là, je travaillais sur un autre manuscrit qui vit désormais dans le fond d’un dossier bien caché de mon ordinateur. Pas parce que j’en ai honte, mais parce que j’ai fait des erreurs sur ce manuscrit et que j’ai appris depuis.
Voici donc trois erreurs que je n’ai PAS répétée avant de soumettre mon manuscrit à ma maison d’édition :
1 – Penser qu’Antidote est suffisant
Antidote est un outil merveilleux. J’en fais d’ailleurs l’éloge dans mon billet de blogue sur les outils indispensables pour écrire un roman. Par contre, c’est loin d’être suffisant, surtout si on ne l’utilise pas à son plein potentiel.
Je m’explique.
Antidote est très utile pour corriger les fautes, et trouver des synonymes. Par contre, il y a aussi une multitude de micro-fonctions à l’intérieur qui permettent d’améliorer considérablement son texte: repérer les répétitions de mots, varier la syntaxe des phrases, souligner les verbes faibles (avoir, être, faire, etc.). Ça vaut la peine de prendre un peu de temps pour explorer les fonctions de l’outil avant de penser à le passer sur son manuscrit… surtout qu’on va se le dire, c’est long, passer Antidote sur un texte de 70 000 mots !
Je tiens aussi à ajouter qu’Antidote n’écrit pas à ta place. Il ne corrige donc pas les failles dans le récit, ni les incohérences ou les problèmes de structures du texte. Ça, ça prend un humain pour le voir !
2 – Ne pas avoir de beta-lecteur.ice
Je ne pensais sincèrement pas que ça servait à quelque chose… Et j’avais tort. En fait, ce qui est merveilleux dans la bêta lecture, c’est une vision nouvelle d’un texte que tu connais par coeur. La personne qui lit ton manuscrit porte un oeil nouveau, et ne sait pas qu’à la page 194, tu vas dévoiler une information qui va tout changer. Elle est donc en mesure de te dire si elle comprend ton récit, ou si tu es champ gauche… à condition d’avoir une personne qui le fait avec honnêteté et transparence.
Il y a aussi des services littéraires qui offrent ce service si tu ne trouves pas de bêta-lecteur.ice de confiance.
3 – Ne pas avoir de plan clair de mon projet
Bon, ça, c’est controversé. Certains auteur.ices diront qu’ils écrivent sans plan, et entre vous et moi… je les envie un peu ! Ici, tout doit être structuré, réfléchi, prévu. Quand je ne le fais pas, je finis par me perdre, et ça donne un récit un peu décousu.
Attention, je ne dis pas que mon plan ne change pas au cours de la rédaction, mais je sais à peu près où je m’en vais, et si je dévie de ma trajectoire, je m’assure d’adapter mon plan pour m’aider à me remettre sur le droit chemin si je m’aventure ailleurs.
Ne pas avoir de plan a créé dans mon premier manuscrit (à vie), un récit où les intrigues n’étaient peut-être pas bouclées et ficelées comme elles auraient dû. Je me suis d’ailleurs équipée avec des outils qui m’ont aidé à me structurer.
Lorsque j’ai pris conscience de ces erreurs, et que j’ai pris les moyens pour les corriger, mon manuscrit a trouvé sa place entre les mains d’un éditeur. Je ne prétends pas avoir la recette magique, mais ces petits changements ont été bénéfiques pour moi.
